Engrais Bio, naturel ou chimique : Lequel choisir ?

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engrais bio

Savez-vous quelle est la différence entre les engrais des amendements ?

Les fumiers et composts, par exemple, sont des amendements organiques, le maërl est un amendement calcaire. S’ils apportent des éléments fertilisants à la culture, ils ont surtout en commun une action à long terme sur le sol : la formation d’humus pour les premiers, l’amélioration du pH pour le second.

Quel engrais choisir ?

Les engrais ont plutôt une action à court terme ou alors, ils sont utilisés pour corriger une carence du sol en un élément minéral.

 

Naturels, Bio ou chimiques, les engrais peuvent être classifiés de plusieurs façons : nous retiendrons la plus simple qui distingue 3 catégories.

 

Engrais minéraux : comme le nom l’indique, ils sont extraits d’un minéral, d’une roche au sens large du terme, donc d’un matériau inerte. Ils contiennent un ou plusieurs éléments majeurs : phosphore (P) pour les phosphates naturels, potassium (K) et magnésium (Mg) pour le patentkali.

 

Engrais organiques : contrairement aux précédents, ils sont issus de matières vivantes, animales ou végétales (vinasse, tourteaux …). La différence avec les engrais minéraux, c’est leur contenance en azote (N) et carbone C.

 

Officiellement la différence entre engrais et amendement organique se situe au niveau des taux d’azote et de carbone : elle peut être insignifiante mais nous retiendrons qu’un engrais organique contient beaucoup plus d’azote et beaucoup moins de carbone que l’amendement (l’humus, c’est de la matière organique, le carbone en est le principal composant). Si l’azote est généralement l’élément majeur de l’engrais organique, on y trouve bien d’autres éléments (P, K, Mg, Calcium) en plus ou moins grande quantité.

 

Les différences entre engrais chimiques et engrais bio

 

• La première se situe au niveau de la fabrication. L’engrais chimique est obtenu en isolant un ou plusieurs éléments par réaction chimique. L’engrais bio conserve les propriétés de la matière première. Il est obtenu par des procédés naturels (extraction, broyage, séchage) et éventuellement, il est le résultat d’un mélange mécanique de plusieurs matières.

 

• Deuxième différence : si un engrais chimique ne contient qu’un ou quelques éléments fertilisants choisis, les engrais bio en contiennent une infinité en plus du ou des éléments majeurs.

 

• Une troisième différence : l’action sur la plante. Un engrais chimique a pour particularité principale d’être soluble dans l’eau et par conséquent présente « l’avantage » d’être directement assimilable par la plante. Les engrais bio sont également solubles dans l’eau, donc assimilables eux aussi rapidement par la plante, cependant une partie sera dégradée par la macrofaune (vers, insectes, etc), puis les microorganismes (bactéries, champignons … ) qui vont finir le « boulot » et mettre les éléments minéraux sous forme moléculaire à la disposition des végétaux. Le gros avantage de ce deuxième processus, c’est une alimentation plus équilibrée de la culture : celle-ci s’avérera plus rustique, plus résistante aux attaques parasitaires.

 

Rappelons que l’usage systématique des phytosanitaires (ou pesticides) a suivi rapidement l’usage massif des engrais chimiques. Ceci dit, on peut tomber dans les mêmes « travers » avec des engrais bio. Ici intervient la notion d’assimilabilité. Exemple : si un engrais chimique est immédiatement assimilable, il faudra plusieurs décennies pour qu’une coquille d’œuf brute disparaisse. L’assimilabilité dépend donc bien sûr de la finesse du produit mais aussi de sa nature. Certaines matières autorisées en bio sont à utiliser avec prudence et dans certaines conditions précises (guano, sang séché, fientes, souvent présentés sous forme de poudre) parce qu’ils agissent un peu comme les engrais chimiques (avec les conséquences que l’on sait …) de par leur faculté à libérer rapidement leur azote. Les engrais bio sont des engrais liquides et ne présentent donc pas cet inconvénient.

 

L’assimilabilité est directement liée à la vitesse de décomposition des apports et dépend donc de l’activité biologique plus ou moins intense du sol et de la forme de l’engrais (les engrais bio sont liquides et donc plus rapidement assimilables qu’une poudre). L’activité des êtres vivants dépend elle-même de plusieurs facteurs : taux d’humus (et donc des apports de matière organique), du pH (+ ou – acide), de l’humidité du sol (ni trop, ni trop peu), de sa chaleur (et donc de la saison) : en hiver, l’activité bactérienne est faible, celle des vers de terre est maximale au printemps et à l’automne.

 

Une fertilisation se raisonne donc en fonction de la culture prévue mais aussi du pH, du taux de matière organique, de la saison … Une analyse de sol s’avère souvent nécessaire pour l’agriculteur, mais le jardinier aura une approche différente du fait de la dépense engagée.

 

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